Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon (2000-2005), titulaire de l'agrégation d'anglais (2003) et d’un doctorat d’études anglophones (2009), j'ai été pendant trois ans maître de conférences à l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3. En septembre 2013, j'ai rejoint l'Université Paris Diderot – Paris 7, où j'enseigne à présent la civilisation nord-américaine.

Mes recherches se situent à l'intersection de l’histoire politique et culturelle des États-Unis. De 2005 à 2013, j'ai travaillé sur l'évolution des mouvements conservateurs au cours des XXe et XXIe siècles, publiant notamment des articles sur Irving Kristol, les créationnismes américains et les "netroots" conservatrices, ainsi qu'un ouvrage sur le mouvement Tea Party (Le Tea Party. Portrait d’une Amérique désorientée) aux éditions Vendémiaire en 2012. Depuis la fin 2013, j'enquête sur les liens entre carnaval et politique à la Nouvelle-Orléans. Ce travail devrait aboutir à la publication d'une histoire politique du carnaval louisianais.

Les 13-14 février 2015, j'ai organisé avec Maria Laura Reali (maître de conférences en civilisation latino-américaine) un colloque international sur "Carnaval et politique" à l'Université Paris Diderot (www.carnavaletpolitique.fr ). Cette manifestation donnera lieu à la publication d'un ouvrage sur les rapports entre carnaval et politique en Europe, dans les Amériques et dans les Caraïbes.

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C'est un mouvement très récent, puisqu'il est apparu en 2009, dans les soubresauts de la crise financière. Pourtant, il obscurcit totalement le paysage politique américain : il pèsera de façon déterminante dans le choix du candidat républicain, lors des primaires qui vont se tenir de janvier à juin 2012. Et ses mots d'ordre, ses colères, ses suggestions, même les plus farfelues, orientent d'ores et déjà les prises de position des ténors conservateurs.
Si le Tea Party a acquis une telle surface médiatique et une telle notoriété, c'est qu'il est porté par un puissant élan populaire. Ses militants sont des « hommes blancs en colère », fragilisés par la récession, opposés à l'interventionnisme militaire et, pour beaucoup d'entre eux, révoltés à l'idée qu'un Noir ait pu être élu à la présidence des États-Unis.
Ils reprochent pêle-mêle à Barack Obama son indulgence vis-à-vis de Wall Street et ses projets de réformes « socialistes ». Ils n'ont pas de doctrine ou de pensée constituée : leurs convictions évoluent entre les thèses libertariennes et le conservatisme le plus étroit. Ils ont pour règle de n'obéir à aucun leader.
Est-il imaginable qu'ils puissent un jour gouverner ?
Cet ouvrage retrace, pour la première fois, les origines et l'évolution du mouvement, ses inspirations intellectuelles et le portrait de ses figures les plus représentatives. Il plonge aussi, grâce à une enquête sur le vif, au plus profond des motivations des militants.